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2009/06/23

> Berria: Ekainak 28 > LA GAY PRIDE A RASSAMBLE DANS LA FETE UN MILLIR DE PERSONNES A BIARRITZ

  • La Gay Pride a rassemblé dans la fête un millier de personnes à Biarritz
  • Le Journal, 2009-06-23 # Antoinette Paoli
Christophe Stephany ne cache pas sa satisfaction : plus de 1 000 personnes se sont retrouvées à Biarritz lors de la journée dédiée à la communauté gay, et transsexuelle, mais pas seulement : «Cette année, beaucoup de gens sont venus nous soutenir»s'enthousiasme le responsable de la LGP (ligue de la Gay Pride). Une participation nettement plus importante que l'an passé, due aussi au beau temps.

De 7 à 77 ans, des militants -homos et hétéro- fidèles au message, et une vingtaine d'associations sont venus défiler de tout le Sud-Ouest ainsi que du Pays Basque Sud, autour des cinq chars, et ont participé à la marche et au pique-nique organisé au phare de Biarritz.

Liberté, égalité, fraternité ?
Réunis autour du thème «Liberté, égalité, fraternité», les militants ont souhaité rappeler que la devise de la république n'était toujours pas respectée: «il y a toujours des discriminations, et la liberté d'aimer qui l'on veut, ainsi que la possibilité d'adoption ne sont pas respectées» souligne Christophe.

La polémique déclenchée juste avant la Gay Pride, la semaine dernière, par l'Evêque de Bayonne, Mgr Aillet, ne fait que renforcer la détermination des militants, d'autant que le Maire de Biarritz, M. Borotra, a fermement soutenu et légitimé cette manifestation. (Voir JPB du 20-21 juin). «Pour nous la prise de position du Maire de Biarritz est une victoire, et les propos fermés de Mgr Aillet ne méritent pas qu'on lui donne de l'importance» a affirmé Christophe Stephany, rappelant aussi «qu'un grand nombre d'homosexuels sont de religion catholique».

Face aux déclarations de l'Evêque, Batasuna dénonce ses propos «inscrits dans une logique réactionnaire défendue par le Vatican».

Mariages symboliques
Samedi, à Biarritz, des couples homosexuels se sont mariés symboliquement, soutenus par «les Soeurs de la Perpétuelle indulgence». Puis, un lâcher de 300 ballons blancs a eu lieu à la place Clémenceau en mémoire des victimes du sida, mais aussi aux suicides liés à l'intolérance et à la discrimination.

2009/06/20

> Berria: Homofobia > PAS DE BENEDICTION POUR LA GAY PRIDE

  • Pas de bénédiction pour la Gay Pride
  • Le Journal, 2009-06-20 # A.A.
Le moins que l'on puisse dire, c'est que le nouvel évêque de Bayonne en place depuis le 30 novembre dernier ne pratique pas la langue de bois, du moins dans ses positions publiques. Par le biais du site du diocèse local, Mgr Aillet n'hésite pas à s'attaquer à la communauté homosexuelle, concernant la Gay Pride qui va se dérouler dans les rues de Biarritz cet après-midi.

Dans un communiqué datant de jeudi, l'évêque se dit «indigné par l'organisation de la Gay Pride 2009, comme elle suscite la réprobation de nombreuses familles et de nombreux habitants, quelles que soient leurs convictions religieuses».

Cette indignation est suscitée par la présence dans le défilé d'une «association notoirement connue pour son anticatholicisme et ses provocations blasphématoires : les Soeurs de la Perpétuelle Indulgence». Selon l'ecclésiastique, il s'agit «d'un outrage pour la foi catholique et pour la vie religieuse».

L'évêque de Bayonne revient également sur le rôle de l'Eglise, en défendant et promouvant «la famille fondée sur le mariage entre personnes de sexe différent ainsi que le droit de chaque enfant d'être élevé par un père et une mère».

Mgr Aillet dit «respecter les homosexuels et compatit aux souffrances et aux difficultés qui sont si fréquemment les leurs», même si selon lui la Gay Pride représente les revendications «d'une infime minorité».

Réponse de la LGP
Bien entendu, l'attaque du représentant catholique local n'a pas été du goût de tout le monde, et les organisateurs de la Gay Pride de Biarritz ont immédiatement réagi, reprenant point par point les arguments utilisés.

Rappelant que l'infime minorité de Mgr Aillet représente localement entre 10 et 15% de la population de l'ensemble du Pays Basque, le président de la LGP Biarritz, Christophe Stéphany, rappelle que l'association organise sa Marche des Fiertés chaque année afin de rappeler que «la minorité homosexuelle existe».

Si la communauté homosexuelle souffre véritablement d'un fléau, l'association rappelle qu'il s'agit d'isolement, «pur résultat d'une politique d'exclusion de la part notamment de votre église».

La LGP réfute les annonces de compassion de l'évêque et interroge ironiquement : «comment pouvez-vous compatir à nos souffrances lorsque vous laissez en marge de la société les personnes ayant choisi d'aimer différemment ?»

Rappelant que l'homosexualité c'est aussi de l'amour, du partage, de la fraternité, la LGP défend une évolution de la société vers l'ouverture d'esprit et l'acceptation de la différence.

Concernant la présence des Soeurs de la Perpétuelle Indulgence dans le défilé, la LGP la justifie car «elles sont peut-être le seul couvent à lutter vraiment contre les MST».

Pour conclure, la LGP invite l'évêque de Bayonne à venir les rencontrer et les comprendre, en lui rappelant qu'un grand nombre d'homosexuels sont de religion catholique.

Un changement de méthode
L'arrivée de Mgr Aillet à son poste de Bayonne il y a sept mois a marqué en Pays Basque un tournant.

Si son prédécesseur Mgr Molères était connu pour des positions plus modérées concernant différents sujets de société auxquels sont confrontés les habitants du territoire, le nouvel évêque a marqué une rupture dans la manière de faire, notamment en terme de communication. Ainsi, on relève les positions tranchées de l'évêque Mgr Aillet sur ces sujets contemporains. Dernièrement, il s'agissait d'une condamnation ferme de l'amendement introduit dans la loi hôpital votée par le sénat le 5 juin 09, sur la pratique de l'avortement médicamenteux imposé aux sages-femmes. Aujourd'hui, c'est la communauté homosexuelle qui subit les foudres du religieux. Si l'évêque est présenté comme un «intégriste light» dans la revue catholique contestataire Golias, ses prises de position et la manière de les exprimer montrent que l'intégrisme a gagné du terrain dans l'Eglise, tant à Rome avec Benoit XVI qu'au Pays Pays Basque avec l'évêque de Bayonne et Lescar.

> Iritzia: Marc Aillet > L'EGLISE RECUSE LES REVENDICATIONS DONT LA GAY PRIDE SE FAIT L'ECHO

  • L'Eglise récuse les revendications dont la Gay Pride se fait l'écho
  • Le Journal, 2009-06-20 # Mgr Aillet . Evêque de Bayonne
Le 20 juin va se tenir à Biarritz une «Gay Pride 2009». Mgr Aillet, évêque de Bayonne Lescar et Oloron réagit à cet événement et rappelle la conception de l'Eglise sur la famille.

L'organisation de la «Gay Pride 2009» à Biarritz samedi 20 juin, ne peut que susciter mon indignation, comme elle suscite la réprobation de nombreuses familles et de nombreux habitants, quelles que soient leurs convictions religieuses.

En effet, la participation à cette manifestation des «Soeurs de la perpétuelle indulgence», association notoirement connue pour son anticatholicisme et ses provocations blasphématoires, constitue un véritable outrage pour la foi catholique et pour la vie religieuse qui caractérisent si fortement l'âme, la culture et les traditions du Pays basque.

L'Eglise entend défendre et promouvoir, en toutes circonstances, la famille fondée sur le mariage entre personnes de sexe différent ainsi que le droit de chaque enfant d'être élevé par un père et une mère.

Elle récuse, par conséquent, les revendications tapageuses dont la «Gay Pride» se fait l'écho au nom d'une infime minorité de nos concitoyens, mais elle respecte éminemment les personnes homosexuelles et compatit avec sollicitude aux souffrances et aux difficultés qui sont si fréquemment les leurs.

Elle proclame que tout homme est enfant de Dieu et que chacun est appelé à la conversion et à la sainteté.

2009/06/19

> Berria: Ekainak 28 > MIARRITZE: GAY PRIDE, FESTIVE ET MILITANTE

  • Gay Pride : Festive et militante
  • La désormais traditionnelle marche des Fiertés Lesbian, Gay, Bi et Trans (LGBT) aura lieu ce samedi à Biarritz. Le thème de ralliement de cette 9ème marche est « Liberté, Egalité, Fraternité «. Pour la LGP-Biarritz il s'agit de rappeler que la devise républicaine française doit s'appliquer à tous. Cette journée est également le 40è anniversaire des émeutes de Stonewall
  • Le Journal, 2009-06-19
Si la Gay Pride de Biarritz est un événement festif, c'est aussi l'occasion de porter des revendications militantes telles que le mariage, l'homoparentalité, l'égalité réelle des droits, la lutte contre les discriminations et l'homophobie ou la prévention du sida et des MST. Pour le nouveau président de la LGP-Biarritz, Christophe Stephany, reprendre la devise républicaine s'imposait « pour rappeler au Gouvernement trois principes : la fraternité, parce qu'on doit aider son prochain, parce qu'on ne laisse pas des gens de côté. La liberté, parce qu'on doit pouvoir vivre une vie différente, parce qu'on a le droit de vivre une sexualité en toute liberté. Enfin, l'égalité, parce qu'on devrait tous être considérés sur un pied d'égalité en ce qui concerne l'adoption, le mariage, pour qu'on repense à la question du don de sang, toujours interdits aux homosexuels hommes. Il s'agit aussi pour nous d'informer sur les nouveaux droits, réagir haut et fort contre les propos homophobes ou proposer des actions».L'investissement du nouveau président de la LGP-Biarritz, se traduit aussi par une réactivation du réseau associatif. Ainsi avec la délégation d'Aides Pays Basque et l'association GEHITU de Donostia, ils élaborent et mènent conjointement de nombreux projets comme l'exposition Joëlle Dollé à l'Atabal de Biarritz, les rencontres mensuelles sur les actions de préventions (VIH, Hépatites et IST), les activités militantes ou ludiques comme le « Hendaïa express» en mai dernier. L'association a également d'autres activités : cours d'espagnol pour débutants, mise en place de programmes d'éducation au sein des écoles, conférences pour mieux comprendre la place des populations LGBT dans la société. Récemment l'association s'est fortement indignée suite au message de Mgr Aillé, Evêque de Bayonne lors du débat sur la reconnaissance du statut de beau-parent : « Il y a beaucoup d'hostilité encore contre l'homoparentalité. Mais être gay, ce n'est pas seulement une façon de vivre sa sexualité, c'est de l'amour. Aujourd'hui, il y a des milliers et des milliers d'enfants dans le monde qui sont abandonnés et qui aimeraient bien recevoir cet amour » lui rétorque Christophe Stephany. Les réactions de l'association ne s'arrêtent pas là. En septembre 2008, la LGP-Biarritz est une des premières associations à être monté au créneau pour lutter contre le fichier Edwige, puis contre le chanteur Anthony B. dont les chansons prônent la violence homophobe. Enfin elle n'est pas restée absente du débat sur le don du sang. des combats restent à mener comme l'indique le président de la LGP « Il est important de montrer que la ghettoïsation est terminée, que notre intégration avance chaque jour avec succès, même s'il reste des problèmes à régler. L'homosexualité est bien tolérée dans une ville comme Biarritz. Mais dans bien des petites villes du Pays Basque Nord, cette question reste un tabou».

Stonewall, veritable symbole
Les émeutes de Stonewall, connues aussi sous le nom de Christopher Street Day (CSD), sont une série de manifestations spontanées et violentes contre un raid de la police qui eut lieu dans la nuit du 28 juin 1969 à New York, au Stonewall Inn, dans le quartier de Greenwich Village de New-York. Ces événements sont souvent considérés comme le premier exemple de lutte des gays et lesbiennes contre un système soutenu par les autorités et persécutant les homosexuels. Ces émeutes représentent le moment symbolique marquant le début du mouvement des droits civiques pour les homosexuels, aux États-Unis et partout dans le monde.

Le “Gay-Friendly” n’est plus ce qu’il était à Biarritz
Biarritz ne figure pas dans le palmarès des villes « gay-friendly» du magazine Têtu . Très réputée dans les années 50, au fil du temps et des modes, l'ambiance gay de Biarritz est devenue différente.

De nouveaux lieux apparaissent pourtant comme l’hôtel Mirano. « Ici la clientèle est mélangée. Nous n'avons pas voulu en faire un lieu dédié « explique Jean-Daniel Lissardy. Au restaurant Le Passage on apprécie également la clientèle multiple comme le gérant, Eric, le précise : « Je n'ai pas voulu être répertorié comme lieu gay. Mon souhait est de vivre avec tout le monde ». Il semble que la belle époque soit révolue et la disparition progressive de l'animation nocturne en témoigne. Ainsi pour Hervé de la LGP « Beaucoup d'établissements gays ont fermé à cause des problèmes de voisinage. Il ne reste ici que le BoBar et l'Excuse ». L’association souhaite d’ailleurs dynamiser la nuit et affirmer son identité : « La ghettoïsation de la population gay a disparu depuis longtemps à Biarritz. Et la ville reste un haut lieu pour beaucoup d'homosexuels de la région, au même titre que Toulouse et Bordeaux, avec ses traditionnels rendez-vous galants au Phare, par exemple”. Pourtant le nombre d’établissement «gayfriendly« n’est pas très important sur le BAB et la récente fermeture du Mata-Hari à St Jean-de-Luz renforce l’impression. “Le Caveau est situé au coeur Biarritz. Il a longtemps été le club privilégié des nuits gays, mais il évolue désormais vers un public de plus en plus mixte » ajoute un habitué des lieux. Comme le dit Laurent

« Ici tout le monde feint de respecter cette visibilité mais beaucoup de regards incrédules en disent long. Même si des animateurs parisiens viennent draguer ici l’été, le reste de l’année s’afficher gay n’est pas toujours bien perçu «. Ainsi beaucoup encore dans la communauté homosexuelle préfère la discrétion. Comme l’indique ce vendeur qui préfère rester dans l’anonymat « Certains font partie de la bourgeoisie locale. Ils préfèrent rester discrets voire que leur homosexualité reste cachée. Jamais vous ne les verrez à la Gay-Pride ! » Et Saint-Sébastien a pris la relève.

« Il n'y a pas assez de lieux communautaires ici », déplore Christophe Stephany. « Car le 100 % homo n'est plus accepté. Pourtant, ces endroits ne sont pas des ghettos. Ils permettent aux jeunes d'apprendre à assumer leur identité sexuelle sans crainte. » ajoute-t-il. Le président de la LGP-Biarritz pense que les lieux gays sont nécessaires pour une prévention efficace contre le VIH et une écoute active. « À l'époque du franquisme, les Espagnols en quête de rencontres homosexuelles, aimaient venir se lâcher ici », rappelle le trésorier de la délégation, Hervé. Selon lui, on assiste à une « paupérisation » du phénomène « gay-friendly » biarrot. La LGP a l'ambition de redresser le niveau avec au programme le financement de soirées spectacles et beaucoup d’autres surprises encore.

  • Day & Night
  • La principale nouveauté : le défilé partira plus tard dans l’après-midi, à 17h, afin de pleinement profiter du programme festif et militant prévu sur l’Esplanade du Phare de Biarritz.
  • 12h : Pique-nique et ouverture du village associatif
  • 14h : Rassemblement, LGBT Tea Dance, mariages et adoptions
  • 17h : Départ de la Marche de l’esplanade du phare pour descendre le long de la Grande Plage pour arriver place Clemenceau.via Sainte Eugénie
  • 23h30 : Soirée officielle de la Pride au B.Pink (casino de Biarritz)